Le piège des faux objectifs
Pendant longtemps, pour me protéger de la déception, je me fixais des objectifs au rabais que je ne pouvais théoriquement pas manquer, en les faisant progressivement évoluer à la hausse. Ainsi je ne risquais pas d’être déçu et je ne craignais pas le ridicule (mon amour propre était sauf) en n’exposant pas mes véritables ambitions. Personne ne savait si j’échouais.
C’est un mécanisme de défense qui fait perdre du temps et ne peut jamais nous mener au sommet. Nous avons tendance à user de ce stratagème en tant que parents, vis-à-vis de nos propres enfants, afin de les protéger. Nous ne voulons pas les voir échouer. Il peut en être ainsi en entreprise avec ses collaborateurs : ne pas oser évoquer ses ambitions pour l’entreprise de crainte de les brusquer, eux-mêmes ne partageant pas forcément cette ambition. Or l’apprentissage de l’échec est fondamental, il est partie intégrante du chemin qui mène à la victoire.
Une autre erreur est de se fixer des buts brillants, mais qui ne correspondent pas à nos rêves, qui nous sont extérieurs : podium, reconnaissance, résultats chiffrés. Le vrai cap, ce n’est pas le résultat. C’est la cohérence entre ce que je fais et ce que je veux être.